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Humanitaire
Situation financière au Sri Lanka :
Il faut savoir que 30€ = 4 067 roupies sri lankaise (LKR) au 28/10/08
En moyenne, le revenu mensuel d’une famille est de 15 à 20.000 LKR soit de 111€ à 147€.
A ce titre, vous constaterez que les ressources du foyer de l’enfant à parrainer varient de 2 à 4.000 LKR soit de 15€ à 29€, ce qui est largement en-dessous du seuil de pauvreté.
Voici enfin quelques exemples de prix en vigueur à l’heure actuelle et qui ne cessent d’augmenter :
5 Kgs de sucre = 500 LKR soit 4€
5 kgs de riz = 1.000 LKR soit 7€
1 robe = 625 LKR soit 5€
1 pantalon = 500 LKR soit 4€
1 paire de chaussures = 1000 LKR soit 7€
1 cahier scolaire = 100 LKR soit 1€
1 sac scolaire = 550 LKR soit 4€
1 lot de 24 feutres de coloriage = 400 LKR soit 3€
1 stylo = 60 LKR soit 50cts
Situation politique au Sri Lanka :
Dans un pays qui n’a pas fini de se relever du tsunami survenu en 2004 et qui reste déchiré par un conflit armé, nombreux sont les habitants de Sri Lanka qui vivent dans des conditions pénibles.
La guerre civile au Sri Lanka, l'un des conflits oubliés les plus sanglants de la planète, s'est invitée ces derniers jours au coeur de la politique indienne, forçant New Delhi, depuis la mi-octobre, à sortir de son silence diplomatique en affichant une posture de médiateur. Samedi 18 octobre, dans une intervention sans précédent depuis l'assassinat en 1991 de l'ex-premier ministre Rajiv Gandhi par une combattante de l'armée rebelle des Tigres tamouls (après le fiasco de son opération de "maintien de la paix" au Sri Lanka (1987-1989), qui avait dérapé en guerre frontale contre les Tigres pour culminer avec l'assassinat de Rajiv Gandhi) le gouvernement indien a prié les autorités du Sri Lanka de ménager les civils à l'heure où les combats font rage autour des réduits séparatistes dans le nord de l'île.
L'armée de Colombo a intensifié depuis l'été son offensive autour de la localité de Killinochchi, "capitale" des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), le mouvement qui a pris les armes depuis 1983 pour doter la minorité tamoule d'un Etat indépendant dans ses bastions de l'est et du nord du pays. Selon des sources officielles, l'état-major séparatiste serait sur le point de tomber, mais les Tigres ont pour l'instant démenti cet optimisme en opposant une farouche résistance à l'avancée des troupes sri-lankaises.
Sur le terrain, la situation humanitaire est désastreuse. L'armée ayant bloqué l'accès aux zones de combat, de nombreux civils sont piégés. A la mi-septembre, Colombo avait sommé les agences onusiennes et les organisations non gouvernementales (ONG) de quitter les lieux. Depuis la reprise des combats à grande échelle en 2006, qui avait sanctionné l'échec du processus de paix parrainé par la Norvège, environ 230 000 civils sont devenus des réfugiés de l'intérieur, aggravant un bilan humanitaire déjà très lourd. En l'espace de vingt-cinq ans, la guerre civile au Sri Lanka a tué 70 000 personnes.
A la mi-septembre, une conférence réunissant à titre exceptionnel des partis politiques du Tamil Nadu a solennellement demandé à New Dehli de s'impliquer dans la crise sri-lankaise. Dénonçant le "génocide ethnique" antitamoul au Sri-Lanka, ces formations du Tamil Nadu ont exigé du gouvernement fédéral non seulement qu'il fournisse une assistance humanitaire aux populations civiles, mais aussi qu'il impose à Colombo un cessez-le-feu et, à terme, un "règlement politique" du conflit. Faute de quoi, les partis politiques du Tamil Nadu - tel le Dravida Munnetra Kajagam (DMK) - affiliés à la coalition gouvernementale dirigée par le Parti du Congrès reprendraient leur liberté.
Source : Frédéric Bobin
LE MONDE | 27.10.08 | NEW DELHI CORRESPONDANT
Dodanduwa :
A une distance de 5km au Sud du village touristique de Hikkaduwa, il existe une petite ville du nom de Dodanduwa.
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